Racisme :

D’où vient ce qu’on appelle « la haine de l’autre* » ? (dont le racisme est une variante) Le rejet ou la haine de l’autre (ce n’est en fait qu’une question de degré) peut se manifester contre l’étranger, mais aussi contre tout ceux que l’on considère comme l’opposé de soi : les vieux, les jeunes, les pauvres, les riches, les gros, les laids, les homosexuels, les marginaux, les criminels, les « insérés » etc, etc. C’est un rejet de l’autre au quotidien bien commode puisqu’il sert d’abord à se définir, à trouver son identité*.

Un rejet de l’autre ? Pas uniquement. Le rejet est d’abord le rejet d’une partie (fragments*) de ce qui constitue le « moi* ». Comment est-ce possible ? Il n’y a pas un jour sans que l’on ne se juge (étrange capacité de notre espèce). Il y a en effet des traits de caractère, des habitudes, des comportements que l’on voudrait changer. Il y a des moments où l’on ne se plaît pas : l’un de mes fragments n’apprécie pas un autre fragment. Comment peut-on rejeter ce que l’on est ? Rappelons ici que « ce que je suis » est la somme des fragments de mon esprit à un moment X.

Si l’on creuse la question, on s’aperçoit que l’on a des idées préconçues profondément enracinées en nous. Ces idées/concepts pourraient être comparés à des moules à gâteaux ! Ainsi, on voudrait faire entrer tout ce qui/ tous ceux qui existe/nt dans ces moules. Bien entendu, cela relève de la mission impossible ! Cet échec entre la réalité de la vie et l’image morte* que l’on en a crée le conflit interne ou externe et engendre le dégoût de soi, la haine de l’autre, etc.

//la haine de l’autre peut aussi se comprendre autrement…?

 

Réalité :

Qui a dit que la "réalité était dure à entendre" ? Qu'elle nous plaise ou nous déplaise, la mélodie de la réalité se joue imperturbablement. Il ne tient qu'à nous d'avoir l'oreille musicale...

La réalité (dans le sens de "ce qui est déjà") est un mur indestructible qui vient cacher notre soleil. Mais si on ne peut l'abattre, on peut toujours trouver un moyen de le contourner...

 

Regard :

Le regard que l’on porte sur le monde, c’est une lecture personnelle ou collective de la réalité. C’est une interprétation biaisée.

Etant donné que le filtre de la pensée (et donc du langage) s’interpose entre la réalité qui nous entoure et la vie qui est en nous, notre vision est déformée.

Cette déformation (qui n’a d’autre origine qu’un paquet d’idée) est, pour nous, source de malheur puisque nous avons la fâcheuse habitude de confondre l’idée (l’image morte) avec la réalité qu’elle est censée désigner. Par exemple, avec le générique « les Français ».

Peut-on changer son regard ? Oui, on le peut. Mais remplacer un regard conditionné pour un autre regard tout aussi conditionné ne sert à rien.

Par contre, on peut affûter son regard et polir le filtre du conditionnement par la méditation*

 

Réussir :

En littérature ou au cinéma, c'est toujours l'histoire de quelqu'un qui veut "réussir" sa vie...

Rêves :

Nous sommes tous devenus prisonniers de nos rêves. L'outil informatique et l'Internet nous permettent désormais de vivre quasiment dans un univers clos alors qu'il prétend le contraire. Dans "Until the End of the World" de Wim Wenders (1991), l'héroïne ne peut plus se passer d'un casque intégral qui lui fait revivre ses rêves encore et encore. La fiction est devenue réalité. Et tandis que nous croyons évoluer, libres et légers, tout autour de la terre, nous sommes en fait cloués dans nos lits aux draps sales... Quelle aubaine pour les maîtres du monde !

reveil

Réveil :

Quel est la fonction de l'écrivain, si ce n'est celle de forger des images qui provoqueront un déclic/le déclic chez le lecteur et réveilleront sa conscience ? Ainsi, une association de mots qui pourrait paraître banale pour telle personne aura peut-être une extraordinaire portée pour telle autre. Chacun d'entre nous est un coffre-fort vérrouillé et dont personne ne connaît la combinaison précise qui permettra de l'ouvrir et d'en découvrir le contenu... Dans ce sens, l'écrivain peut être comparé à un cambrioleur, à un crocheteur de serrures, mais plutôt genre "Robin des Bois" puisque les bénéfices tomberont aussi dans l'escarcelle du lecteur!