Maison :

Sa propre maison est la maison commune.Image0541

 

Maître :

Un maître représente l’autorité. C’est un producteur d’icônes (d’ailleurs, le maître est lui-même une icône). S'il est producteur d’icônes, c’est qu’il a la capacité d’hypnotiser (de manipuler les esprits). Il peut donc s’agir des parents, des professeurs, des prêtres, des hommes politiques, etc…

Il faut savoir que chacun d’entre nous essaie d’être « maître » d’une façon ou d’une autre. Par exemple, en essayant d’influencer, de convaincre, de s’attirer à soi des louanges. Pourquoi cette volonté de devenir maître ? Pour contribuer à l’expansion* de son ego bien sûr !

 

Méditation :

La méditation, c’est un peu le retour aux sources ou, devrais-je dire, à l’origine. C’est retourner à un état pré-conceptuel inné. ( un état pré-concept ou pré-conception ?)

Méditer, c’est être présent de tout son être (hic et nunc), c’est-à-dire libéré de la pensée.

Précisons toutefois que « libéré de la pensée » peut signifier que des pensées circulent encore dans l’esprit mais que l’on reste toujours aussi attentif à son environnement.

Il y a autant de façons de méditer qu’il y a d’êtres humains.

Moi, par exemple, je médite mieux quand je marche et que je me laisse envahir par les bruits alentour.

 

Métamorphose : 

La métamorphose est un processus éternel. Elle avait commencé bien avant notre naissance et elle ne se terminera pas avec notre mort. Elle est indissociable de la vie (énergie).

Quand j'étais un embryon, j'étais déjà ce que je suis à présent. Seul mon niveau de conscience n'est plus le même. Cela vaut pour tous les stades de la vie.

Il y a une métamorphose individuelle et une métamorphose collective (même si, en fait, c'est une seule et même chose).

A chaque seconde, "ce que je suis" meurt pour laisser place à une nouvelle forme de "ce que je suis". Ainsi, la métamorphose à travers la mort (ce qu'elle est toujours de toute façon) est un don; un don merveilleux à qui veut bien l'examiner de plus près.

Mise en scène :

Nous nous mettons en scène constamment. Pas seulement par le look et le comportement que l'on adopte suivant les circonstances, mais aussi et surtout par le langage. Il n'y a pas une seule de nos phrases qui ne soit pas une mise en scène. Qui dit mise en scène, dit travestissement, dit remise en cause de ce qui est. Tout ceci participe d'un stratagème qui vise à atteindre le résultat escompté (le plus souvent l'expansion du moi). Mais le plus dangereux dans tout ça, c'est de croire à sa propre mise en scène, de tomber dans son propre piège...

 

 

 Moi (l’ego) :

 C’est la mère des images mortes. C’est l’icône qui contient toutes les icônes. C’est un musée ! On a le sentiment que l’essence de son moi est le « centre » de ses pensées. Mais où est donc ce centre ? Il n’y a qu'un défilement de pensées ininterrompu (film). C’est un mythe !

Chacun d'entre nous est un puzzle humain : nous sommes faits des fragments des uns et des autres

L'image que l'on a de son ego est une image morte parce que statique. C'est juste le masque de l'ego. En fait, l'ego est une entité vivante et réactive. Serait-ce une sorte de parasite ?

(v. Identité*)

 

Mort :

1- Concept de la mort : Tout comme au Moyen-Age, on "s'amuse" à se faire peur avec l'idée que l'on (= la société contemporaine) s'est construite de la mort et, malheureusement, notre mode de vie s'en trouve fortement impacté... L'idée de l'enfer a ainsi été remplacée par celle du néant, ce qui est la même chose, l'imagination en moins !

Bosch

 

2- La mort ne serait-elle pas autre chose qu'un vide-mémoire  ? Une espèce de grand aspirateur qui avalerait la moindre miette de souvenir ?

JL : Détail du "Jugement dernier" de Jérôme Bosch

 

 

 

 

Mythes :

Exactement comme les civilisations qui se bâtissent sur des mythes fondateurs, nous avons, nous aussi - à la racine de notre personnalité - les mythes fondateurs sans lesquels nous ne serions pas ce que nous sommes. Quel iconoclaste en nous oserait donc briser le socle sur lequel s'est bâtie notre vie ? Quel est donc cet iconoclaste, ce briseur d'icônes, si ce n'est la vision claire elle-même ? Ce n'est qu'avec la lumière de la conscience que l'on peut dynamiter les mythes fondateurs... la liberté irréfragable est juste derrière.