il a suffi d’une étincelle

le feu a pris dans mon chez moifeu

crépitant, rampant et léchant

mordant, sauvage,  à la beauté

 

soudain, l'esprit frais s’est levé

et d’un regard l’a circonscrit

et l’incendie de se tapir

dans son nid gris, sous sa cendre

 

et des charbons incandescents

je pensai bien qu’il renaîtrait

on n’avait plus qu’à attendre,

du ciel, des tonneaux d’eau glacée

7.11.12

 

Commentaire de l'auteur : Le feu qui brûle "en mon chez moi" n'est pas un simple feu de cheminée : c'est le feu de l'ego qui, si l'on n'y prend garde, s'étend dans toutes les directions, détruisant tout sur son passage, y compris ceux qu'on aime le plus. Seule la conscience du danger peut le mettre au pas. L.