Tout au bout de la longue branche JE est la feuille

feuilles

alanguie et fripée, presque presqu’île abandonnée

après trois belles saisons, JE a pris le deuil,

le deuil de son JE

seul/e JE reste, à l’affût du vent qui souffle et qui emporte

plus qu’un petit "cric" et la tige cèdera

plus qu’un court instant et JE basculera

les nervures en feu et sans nulle tristesse

JE s’en ira sans râle

et JE ne sera plus alors que p o u s s i è r e s  b  r  i  l  l  a  n  t  e  s .........