Chaque fois que je revois ta bouille

tes pixels sourient par-delà les années

Chaque fois que tu réapparais

j’ai le sourire amer des anciens possédants

2015_10_07_14

qui – jadis – s’imaginaient avoir

alors que l’or glissaient déjà entre leurs doigts

 

Tes photos ont l’air de me narguer

Elles ont l’art de blesser mon regard d’aujourd’hui

Tes mille facéties sont des couteaux

Des langues acérées qui diraient « plus jamais »

Plus jamais, plus jamais…

Mon doigt pourtant tapote la souris

Cliquant et recliquant jusqu’à me faire mal

 

Où es-tu, Lililan ?

Où es-tu Lililan ? dit l’écho

L’innocence a vécu, le temps me l’a volée

J’ai beau la traquer sur les chemins

La terre n’est plus jonchée que de photos jaunies

D’images électriques qui picotent

Et soudain, voilà que tout s’éteint…

Ta douce main a débranché mes souvenirs